La Terre Mandarine LA TERRE MANDARINE

Journal d'un voyage au Nord pour déterminer la figure de la Terre,
par M. l'abbé OUTHIERS
présenté par À. Balland
Edition Le Seuil
14,5 x 28 cm, 288 pages
illustré de planches d'origine broché
BBN 2.02.022 478X
1994

Entre Newton et Descartes, le Siècle des Lumières voulut choisir. Newton,  c'était la gravitation universelle et aussi des principes qui prétendaient que  la Terre était aplatie aux  pôles  et renflée à l'équateur, une Terre en forme de mandarine... Mais Newton était anglais, donc un tantinet hérétique et contradicteur de surcroît des idées de notre Descartes national.  Il fut donc décidé de mesurer qui avait raison du physicien anglican ou  du mathématicien  catholique. Pour une autre raison aussi: le commerce  et  la guerre réclamaient que  les marins disposent de cartes exactes.  Deux  expéditions  quittèrent donc  la France pour mesurer  la longueur d'arc de méridien. L'un en  1735 vers le Pérou  pour atteindre  l'équateur (Gouin,  La Condamine,  Bouguer). L'autre en 1736 pour la Laponie pour réaliser la même  opération près du cercle polaire. C'est le journal d'un des membres  de cette seconde expédition qui, tant par la bonhomie de son ton que par la minutie de ses informations, la fît connaître dans ses moindres détails. Il s'agit de l'abbé Réginald Outhier, de Besançon, que  présente  plaisamment André Balland dans la Terre Mandarine.
 Le  périple polaire est dirigé par un personnage extraordinaire, Pierre Louis Moreau  de Maupertuis, mathématicien, âgé de 38 ans. Expédition haute en couleurs, en bateau, à pied, à cheval, en traîneau  et même à dos  d'homme, sans oublier les moustiques...  Réédité pour la première fois, ce récit fait partager au lecteur le plaisir de ce voyage des académiciens chez les Lapons

d'après Le Monde du 30.12.1994  et les Editions Le Seuil.

Mise à jour le 15 Décembre 1998